Absorbance : loi de Beer-Lambert

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Un mathématicien français, Jean-Henri Lambert, trouve en 1760 que l'absorbance \(A\) d'une solution est proportionnelle à la longueur \(\ell\) de solution traversée : \(A=a\times \ell\)

Presque 100 ans plus tard, un physicien allemand, August Beer, complète ce résultat en montrant que l'absorbance d'une solution est également proportionnelle à la concentration \(C\) en espèce absorbante : \(A=b\times C\).

Cette double proportionnalité se retrouve dans la loi que l'on nomme loi de Beer-Lambert. Celle-ci donne, pour une longueur d'onde \(\mathrm{\lambda}\) donnée, l’absorbance \(A\) d'une solution de concentration \(C\) en espèce chimique : \(A=\varepsilon_{(\lambda,T)}\times \ell\times C\) avec : 

  • \(A\) : absorbance de la solution (sans unité) ;
  • \(C\) : concentration de l'espèce chimique étudiée (en \(\mathrm{mol\cdot L^{-1}}\)) ;
  • \(\varepsilon_{(\lambda,T)}\) : le coefficient d’absorption molaire exprimé (en \(\mathrm{L\cdot mol^{-1}\cdot cm^{-1}}\)) ;
  • \(\ell\) : la longueur de solution traversée, qui correspond à la longueur interne de la cuve (en \(\mathrm{cm}\)).

Le coefficient d'absorption molaire \(\varepsilon_{(\lambda,T)}\) dépend :

  • de la nature de l'espèce colorée : chaque espèce chimique absorbe la lumière de manière différente en fonction de sa structure électronique ;
  • de la longueur d’onde de la lumière utilisée : une même espèce chimique n’absorbe pas de façon identique toutes les couleurs. Le "spectre d'absorbance" d'une solution – souvent abrégé en "spectre" (c'est-à-dire l'ensemble de ses valeurs d'absorbance classées par longueurs d'onde) – présente un maximum d'absorbance pour une longueur d'onde spécifique, généralement notée  \(\lambda_{max}\) . Notons que certains spectres font apparaître plusieurs maxima ;
  • de la température de la solution.

Des tables donnent les valeurs du coefficient d'absorption molaire (en \(\mathrm{L\cdot mol^{-1}\cdot cm^{-1}}\) ou en \(\mathrm{m^3\cdot mol^{-1}\cdot cm^{-1}}\)) de certaines espèces chimiques, à des longueurs d'onde et températures données. Il est ainsi possible d'identifier une espèce chimique en déterminant son coefficient d'absorption molaire, puis en comparant cette valeur aux données de ces tables.

Source : https://lesmanuelslibres.region-academique-idf.fr
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